XXIVe colloque du GMPCA
Ce travail concerne l’origine des marbres blancs utilisés pour confectionner des chapiteaux d’applique, des portraits et autres chapiteaux retrouvés dans des thermes situés dans les cités de Limonum (Poitiers, thermes Saint-Germain), Mediolanum Santonum (Saintes, thermes de Saint-Saloine) et Cassinomagnus (Chassenon, thermes de Longeas). Sont-ils issus de carrières locales, d’autres carrières gauloises ou de carrières plus lointaines, les plus célèbres étant celles de Carrare en Italie comme celles de Paros en Mer Egée ou de Carrare en Italie ? On s’intéresse plus spécifiquement à des carrières pyrénéennes, et en particulier celles de Saint-Béat (Département de Haute- Garonne) dont on sait désormais qu’ils ont été exportés au-delà du seul district de Saint-Béat. Par exemple, nombre d’épitaphes, d’ex-voto voire de togati datant du Ie au IIIe siècle de notre ère et découverts dans l’antique Burdigala (Bordeaux) ont été sculptées dans ces marbres pyrénéens.
La provenance des marbres blancs de colonnes et chapiteaux d’appliques des Thermes Saint-Germain (4 items) de Saint-Saloine (5 items) et de Longeas (10 items) a été déterminée par une approche multi-technique alliant des approches traditionnelles (pétrographie, cathodoluminescence et rapports isotopiques du Carbone et de l’oxygène) à des approches plus récentes (RMN et pXRF). Ces dernières méthodes requièrent la construction d’une base de données de marbres géologiques que nous construisons petit à petit au laboratoire, en particulier pour les marbres pyrénéens, l’utilisation de la pXRF permettant d’obtenir desdonnées de manière non invasive, rapide et in situ.
La stratégie d’élimination progressive combinée à une étude statistique des données recueillies permettent d’attribuer les provenances des marbres utilisés. Le marbre utilisé pour une majorité des artefacts étudiés provient des carrières de Saint-Béat, ce qui démontre l’étendue de l’eur utilisation de ces marbres au-delà de la seule vallée de la Garonne.
Since its foundation in 1976, the GMPCA (Groupe des Méthodes Pluridisciplinaires Contribuant à l’Archéologie) association aims to develop research on multidisciplinary methods contributing to archaeology in France and around the world. This association brings together specialists from various disciplines contributing to the resolution of archaeological and art history problems. The interface of these disciplines with archaeology is called “Archaeometry”.
Every two years since 1977, the GMPCA has organised the Archaeometry Congress, whose scientific objective is to take stock of the progress of techniques applied in the field of heritage, to enable young researchers to present their work and to compare research practices in heritage science in Europe and beyond.